FRPO Rodriguez & Oriol

Cosandey Square Experimental pavilion at EPFL . Lausanne


FRPO RODRIGUEZ & ORIOL . + EPFL

Intervenir sur la place Cosandey du campus de l’EPFL à Écublens est, maintenant plus que jamais, construire sur le domaine qui est appelé à devenir le grand pôle culturel, artistique et scientifique de la Métropole Lémanique.


















01 Une agora por la métropole lémanique
Le bâti urbain continu sur la rive Nord du lac fut déjà interprété dans les années 70 par Jakob Zweifel lors de son projet pour la mégastructure prévue pour héberger les premières écoles de l’EPFL. Ecublens commençait alors à devenir un emplacement qui n’appartenait plus à Lausanne seulement, mais aussi à toute la métropole qui s’étendait sur la rive. Aujourd’hui c’est le moment d’actualiser le masterplan qui a permis la création de campus pour mettre le district au service de la continuité Genève-Lausanne.
La place Cosandey est vouée à fonctionner comme une interface socio-économique entre le traditionnellement introverti domaine universitaire et la réalité urbaine qui le surpasse. Comme si d’une Grand Place il s’agîssait , cet endroit matérialise l’idée d’une “fenêtre aux échappes ponctuelles” d’un façon claire: les jours dégagés, les vues sur le quartier de St Sulpice permettent d’apercevoir le lac et les montagnes sur l’autre rive, déplaçant le centre de gravité du campus vers le Sud, vers la route qui relie à vitesse suburbaine les pôles qui pointent sur le lac Léman. C’est le temps de définir une nouvelle infrastructure qui, à l’aide de l’échelle métropolitaine propre du lieu, puisse récupérer l’esprit des interventions précédentes, en ce qui concerne la dimension, le système et le programme, activant de cette façon-là la place Cosandey.

02 Une place, une scène, un rideau
L’emplacement du projet réclame une intervention urbaine catégorique, optimiste dans sa condition de façade active de l’espace public, capable de qualifier la place Cosandey et d’élaborer un discours de continuité en termes de représentativité institutionnelle.
Le nouveau bâtiment doit articuler les différents pôles programmatiques qui organisent le campus, créant une nouvelle continuité à travers le développement des nouveaux programmes proposés et de son implantation sur la place comme un TOUT. Le projet doit étendre de façon effective la vitalité de l’Esplanade vers le Sud, élargissant l’expérience communautaire de l’usage de l’espace public et ordonnant de manière définitive le campus, déplaçant et activant son centre de gravité.
La compréhension de la double échelle nécessaire à l’intervention nous mène à grouper les pavillons dans un ensemble dont l’échelle appartient au campus. Un volume-conteneur qui, à travers un schéma classique de place, configure la place Cosandey grâce à sa longueur et sa section, près du bâtiment ME et de Rolex Learning Center.
Les trois pavillons se regroupent sur le côté Ouest de la place, à l’intérieur d’un volume de section carrée, configurant la troisième façade de la place. Cette pièce catégorique, à la volumétrie pleine, se matérialise d’une façon vibrante à travers une subtile “enveloppe” perméable à la lumière, qui accompagne les passants dans leur chemin naturel depuis l’Esplanade jusqu’à la zone sud du campus.
La surface de la place est configurée en respectant son organisation actuelle; au Nord les gradins relient l’Esplanade et servent de point de connexion informel; la zona centrale conserve un caractère de pelouse à usages multiples; la zone Sud, proche au centre de la grande plateforme publique, garde le tracé originel qui s’étend pour intégrer, à l’aide d’une légère intervention, le reste de la surface de la place Cosandey.
Au Sud de ce volume-là, à l’entrée principale de campus, un groupe d’arbres reçoivent le visiteur et configurent le coin Sud-Ouest de l’emplacement.

03 Eileen sur la place
Le projet est conçu comme la somme de trois projets différents: un ensemble à l’échelle urbaine constitué par des éléments aux usages différents qui, pourtant, trouvent accommodation dans sa coexistance. Tout comme dans le tracé urbain de la ville à proximité, l’échelle des pièces est d’une ampleur telle que ce sont les relations entre les pièces elles-mêmes ce qui acquière un véritable protagonisme, fournissant une série d’espaces extérieurs qualifiés par leurs usages.
Face á une disposition de pavillons en tant qu’objets surnageant l’espace public, on propose une atomisation des programmes pour attraper l’espace entre les objets, créant un nouveau espace-extra qui s’offre à la place Cosandey, l’enrichissant. Les activités institutionnelles, l’art et la culture, le travail de l’artiste, les concerts, le café du matin et le dîner au restaurant, tout forme partie d’un même décor, comme une scène théâtrale qui active la place grâce à son activité.
Identité et qualité spatiales
L’organisation du projet sous le principe: “un usage = une boîte” permet de travailler avec des volumes neutres capables de subir une quelconque manipulation matérielle technologique intérieure. De cette façon-là, tandis que la complexité spatiale est générée à travers les rapports entre les boîtes, et entre celles-ci et l’enveloppe, l’intérieur est configuré à l’aide de deux familles d’éléments: les communications verticales et les finnissions intérieurs.
Le lien formel et matériel entre les différents volumes qui organisent les usages des pavillons derrière le rideau met en évidence un fait architectonique d’une plus grande ampleur… La nécessaire identifiaction de chacun des espaces est confié, d’un côté, au niveau d’exposition de chaque usage vers l’extérieur sous la forme d’une grande vitrine sur la place; d’un autre côté, les éléments de communication verticale, escaliers á l’esprit scultorique et singulier, traduisent vers l’extérieur le caractère de chacun des univers: l’institutionnel, le Montreux Jazz Lab, la salle d’exposition…
Phases et gestion
L’organisation des programmes en pièces indépendantes permet la construction et la gestion des trois pavillons de manière séparée, favorisant l’adaptation aux nouveaux temps que l’EPFL requiert pour sa mise au jour.

04 Une boîte à miracles… ou plusieurs…
Les pavillons s’organisent à l’aide de deux actes quantificateurs: l’atomisation des différents programmes et la composition par addition d’un volume total, complexe, qui surpasse l’échelle des pavillons eux-mêmes.
Welcom
Le pavillon Welcom, d’une grande charge institutionnelle, est placé au Sud de l’emplacement, sur l’accès principal du campus. Les trois pièces qui le configurent composent un parcours ascendant depuis l’accueil jusqu’au mirador et au jardín supérieur, dans une sorte de promenade-bienvenue à travers l’histoire de l’EPFL.
Les différentes vues que le pavillon offre sur la place Cosandey, le Rolex Learning Center et l’horizon du lac et des montagnes contextualisent l’arrivée au campus.
Montreux Jazz Lab
Le Montreux Jazz Lab occupe une position centrale dans l’ensemble et s’étend en section favorisant une utilisation dynamique de l’espace, depuis la cote de la place et la multitude jusqu’au restaurant-mirador sur le campus au dernier niveau.
Autour d’un grand écran multimédia d’un plus grande échelle que les espaces individuels qu’il traverse, un escalier panoramique parcourt la section, reliant dans un esprit scénographique le bar, la salle de concert, le lounge et le restaurant, ainsi que leurs correspondantes terrasses-mirador.
Les conteneurs neutres qui correspondent aux programmes principaux sont qualifiés dans un premier degré par les finnissions intérieurs. La salle de concert est enveloppée dans un rideau acoustique qui rappelle l’intérieur d’un étui pour contrebasse… Le café est organisé en plusieurs espaces capables de loger divers usages, reliés en tout moment à travers le grand escalier-spectacle, fournissant des vues croisées sur la place, sur le reste des programmes et sur les nouveaux espaces extérieurs d’où pouvoir contempler les concerts sur la place… Un espace transparent qui s’ouvre sur la place à travers un espace-loggia et une terrasse où les tables sont accommodées à l’abri de la pluie.
Culturel et Artistique
Le pavillon Culturel et Artistique est organisé sur le grand espace de transit entre la place et la zone Ouest du campus. L’accès se résout au niveau de la place où l’espace d’accueil et une salle d’expositions temporelles reçoivent le visiteur. Au-dessus, le volume expositif principal flotte à six mètres et demi sur le sol, jouissant d’une illumination zénithale et s’ouvrant ponctuellement au paysage et à la terrasse-vernissage, un espace extérieur qui communique visuellement l’Esplanade au Nord de la place Cosandey et le Rolex Learning Center. La petite pièce d’atelier pour un artiste résident ferme le volumen, établissant un rapport d’une plus petite échelle avec l’Esplanade.

05 Efficient, léger, transparent
On propose de construire un bâtiment léger, efficient, durable. Les systèmes constructifs employés cherchent l’équilibre de l’empreinte carbone en termes de production, transport, assemblaje et entretien. On propose la formalisation des boîtes de programmes à l’aide d’une structure en bois lamellé collé, un système partiellement industrialisé qui permet de configurer les boîtes avec de grandes portées.
Ce système réduit sensiblement le poids réel du bâtiment et a un effet direct sur la réduction de la consommation énergétique des moyens de transport et d’assemblaje. La dimension des fondations est tout autant réduite. En plus de la neutralisation de l’empreinte carbone et de l’impact positif de la légèreté du bâti en termes économiques et écologiques, la faible conductivité des panneaux en bois lamellé collé permet de travailler avec la disgrégation des volumes sans pénaliser le facteur de forme, maintenant tous les espaces parfaitement isolés et respectant les exigences Minergie.
L’enveloppe extérieur, avec sa propre structure portante, est configurée comme un rideau perméable composé par des éléments de différentes dimensions qui flottent dans un réseau de cables tendus entrelacés. Cette enveloppe recrée, avec son esprit optimiste, un rideau translucide et avec une certaine vibration, qui configure la façade sur la place.

06 Technologie au service du développement durable. Durabilité pédagogique et Carbon Neutral.
L’engagement de l’EPFL avec le développement durable va au-delà du campus de l’Écublens même, se prolongeant sur tous les domaines de la vie sociale. Notre intervention doit être par conséquent exemplaire en termes d’efficience énergétique, d’encouragement de la biodiversité et de rationnalisation de la mobilité. On propose un entendement pédagogique du développement durable, concevant le bâtiment comme une “machine vivante” dont le fonctionnement serait à la vue de tout le monde. L’exercice de responsabilité énergétique devient dès lors un matériel de divulgation dans un entourage privilégié, un cours de développement durable qui montre, à l’aide d’écrans digitaux, des données en temps réel.
Les pavillons de la place Cosandey ont été conçus sur la base de critères environnementaux qui appliquent la technologie de la construction et du développement durable pour obtenir des coûts de construction et d’exploitation raisonnables ainsi qu’un rendement énergétique optimal.
Avec la volonté de projeter un “bâtiment aux émissions presque nules” en accord avec les dernières Directives Européennes d’Efficience Énergétique, qui puisse devenir un paradigme et une référence de la nouvelle Architecture, la stratégie du développement durable se développe en plusieurs niveaux:
Côntrole et réduction de la demande énergétique à travers le concept architectonique.
Production de l’énergie nécessaire pour couvrir les demandes à l’aide de systèmes d’énergies renouvelables ou au faibles émissions: Système Lac-Léman et incorporation au futur Parc Photovoltaïque.
Sélection de matériaux et systèmes de construction de faible impact énergétique lors de la production, transport, assemblage et entretien, qui assurent une petite empreinte de CO2. Optimisation du tracé des installations intérieures du bâtiment.


0 comentarios :

Publicar un comentario en la entrada